Partager l'article ! Cachez ce fantôme...: Dans ma période Fantôme de l'opéra, j'ai décidé de visionner une autre version cinématographique, celle de Dario Arg ...
Dans ma période Fantôme de l'opéra, j'ai décidé de visionner une autre version cinématographique, celle de Dario Argento qui date de 1999.
Celle-ci est une adaptation directe du roman de Gaston Leroux, elle est donc censée être plus proche. De plus, vous ne le savez peut-être pas mais Dario Argento est un maître du gore. Personnellement, je m'attendais donc à une version très noire, avec un fantôme vraiment effrayant, très torturé, et une Christine qui en serait d'autant plus tourmentée...
Pourtant, je n'ai pas été tenue en haleine, je n'ai pas frissonné, je n'ai pas eu peur... mais j'ai beaucoup rit ! Alors, vous vous demandez surement ce qui peut être drôle dans cette histoire pourtant romantique et tragique.
Tout d'abord, les acteurs et leur jeu :
- le fantôme ressemble à Curt Cobain (chanteur de Nirvana), il n'a pas de tare physique majeure, n'est pas défiguré mais il a l'air plus shooté que réellement malheureux.
- Christine, jouée par la fille du réalisateur, a quelques petits problèmes pour maitriser ses émotions... En effet, chaque fois que le fantôme lui apparait et lui parle, on jurerais qu'elle va avoir un orgasme ; et parfois elle passerais bien pour une parfaite hystérique. En tout cas, on se pose des questions par rapport à la façon qu'a Dario Argento de filmer sa fille. Personnellement, j'étais assez gênée par certaines scènes quand j'ai appris que Asia Argento était la fille du réalisateur car je pensais que c'était sa femme.
- Raoul, vicomte de Chagny, ferais un bon sosie de Prince, les cheveux long en plus. Il est totalement passif, n'est absolument pas séduisant et ne fait rien pour conquérir le coeur de Christine... Seulement à la fin, il s'oppose à Erik et lui tire dessus mais face aux cris désespéré de Christine, il a l'air complètement interloqué.
Seule la Carlotta, en cliché de diva à la face de grenouille, grosse et imbue de sa personne, passe bien.
Ensuite, l'interprétation très particulière du roman... Selon Argento, le Fantôme a été élevé par les rats caché dans les souterrains, il s'identifie à eux car il sont persécutés et traqués par un affreux employé de l'opéra chargé de leur extermination, il entretient également une relation zoophile avec eux (ça donne lieu à une scène très bizarre d'ailleurs). Christine est folle amoureuse de cet homme étrange, il y a plusieurs scène de sexe dans l'antre du fantôme (prétexte pour plusieurs plans seins), elle est à la fois dégouté et jalouse quand elle le surprend en pleine action avec ses amis les rats... Et quand le fantôme se fait tuer par les employés de l'opéra, elle devient carrément hystérique, je me demande pourquoi à ce moment là Raoul ne l'assomme pas avec une des rames de la barque qu'il conduit...
A un moment du film, arrivé comme un cheveux sur la soupe, on apprend qu'un des directeurs de l'opéra est un pédophile qui attire les petites danseuses avec des bonbons. Il se fait littéralement manger par Erik... Cette scène n'est qu'un prétexte pour faire passer un message complètement idiot.
Enfin, le montage est horrible, le film en parait totalement décousu... L'histoire de Christine, qui explique toute la fascination qu'elle peut avoir pour Erik et l'emprise que ce dernier à sur elle, est totalement passée à la trappe. De même que sa relation compliquée avec Raoul, il n'est d'ailleurs qu'un personnage secondaire.
Bref un bon gros nanard... Je dirais qu'au moins certaines "phangirls" pourront réaliser leur fantasme de voir le fantôme et Christine s'accoupler... Quoique je pense qu'elles imaginaient cela autrement...