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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 21:05

Bonjour et bienvenue !

 

J'avais commencé à écrire ce blog il y a quelques mois, puis je l'avais laissé de coté... En fait, j'ai décidé de complètement le remanier. Je le trouvais trop formel et pas assez intéressant. J'espère qu'il vous plaira dans cette nouvelle forme.

 

Estelle.

 

Violoniste.jpg

Par La Reine de la Nuit
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 21:25

Pour le premier article de ce nouveau blog, j'ai décidé de vous parler un peu de cette comédie musicale The Phantom of the Opera. Par conséquent, je le dis d'emblée, cet article s'adresse plus particulièrement aux jeunes femmes un peu romantique. J'ai eu envie de visionner l'adaptation de ce spectacle en film car j'avais regardé quelques extraits sur youtube, j'aimais beaucoup un des titres principaux "Think of me".

 

 


 

 

Nous sommes en 1870, dans les murs de l'opéra de Paris. Un opéra populaire est en préparation avec en cantatrice vedette La Carlotta, une diva lunatique et capricieuse. Mais un habitant particulier occupe les lieux : le fantôme de l'opéra... Celui-ci ne supporte pas la chanteuse et veut mettre en avant sa protégée, Christine Daaé. Jouant avec le mauvais caractère de la cantatrice, il réussit à la faire démissionner et laisse comme instruction à la chef de choeur et de ballet de conseiller la jeune fille en remplacement aux nouveaux directeurs de l'opéra.

C'est le conte de fée qui commence pour Christine... Sa voix enchante tout le monde, même les plus dubitatifs. Parmis eux, Raoul, le comte de Chagny. Mais le fantôme aime la jeune femme d'un amour passionné et exclusif qui va le mener au meurtre.

Les compositions d'Andrew Lloyld Webber datent de 1987 et étaient interprétées notamment par Sarah Brightman (dans le rôle de Christine), ce qui pourrait gêner certains : mon chéri par exemple a beaucoup rit de certains effets de synthé notamment dans la chanson éponyme.

 

 


 

 

Le film, réalisé par Joel Schumacher, dure plus de deux heures et pourtant je n'ai pas vue le temps passer ! Les acteurs (chanteurs également sauf pour Minnie Driver (une hilarante Carlotta) qui est doublée par une vraie chanteuse d'opéra) ont bien été choisis : Emmy Rossum est une Christine sensible, fraiche et naïve, Patrick Wilson semble être le parfait prince charmant et Gerard Butler est un fantôme à la fois torturé, sombre et séducteur.

J'aimerais m'attarder un peu plus longuement sur ce fantôme d'ailleurs... C'est sans aucun doute mon personnage préféré dans ce film. Il faut savoir que Gerard Butler faisait partie d'un groupe de rock quand il était plus jeune et de ce fait, il a une voix légèrement éraillée que j'adore. Les interprètes qui l'ont précédé sur scène avaient des voix puissantes mais plus pures et le coté rocailleux de Gerard donne au personnage du fantôme un coté plus séducteur, plus sensuel aussi. J'aime particulièrement ce coté dans une des scènes de la fin du film sur le duo "The point of no return", c'est d'ailleurs ma scène préférée, on y perçoit très bien l'attirance des deux protagonistes, dans le regard et les gestes, c'est un passage très fort.

 

 


 

 

Bien sûre il faut le voir en version original parce que la version française n'est pas très bonne : mauvais doublage et traduction approximative des paroles, mauvais choix de chanteurs (le fantôme a une voix trop douce pour le personnage et est ridicule quand il tente de casser sa voix pour se donner un coté sombre). Voilà je crois que j'ai à peu près dis tout ce que je voulais dire sur ce film.

En conclusion, je vais juste donner les cinq bonnes raisons de succomber aux charmes de ce Phantom :

1 - la musique d'Andrew Lloyld Webber colle parfaitement à l'action et même l'intensifie par moment.

2 - une belle histoire qui plaira peut-être plus aux filles (préparez les mouchoirs)

3 - les acteurs sont doués et incarnent parfaitement leurs personnages respectifs

4 - ce film vous fera découvrir autrement le classique de Gaston Leroux

5 - encore pour les filles, vous pourrez débattre de longues heures sur le choix que vous auriez fait à la place de Christine : Raoul ou le fantôme ? (je crois que vous aurez deviné mon choix...).

 

 

 

Par La Reine de la Nuit
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 23:31

Dans ma période Fantôme de l'opéra, j'ai décidé de visionner une autre version cinématographique, celle de Dario Argento qui date de 1999.

Celle-ci est une adaptation directe du roman de Gaston Leroux, elle est donc censée être plus proche. De plus, vous ne le savez peut-être pas mais Dario Argento est un maître du gore. Personnellement, je m'attendais donc à une version très noire, avec un fantôme vraiment effrayant, très torturé, et une Christine qui en serait d'autant plus tourmentée...

Pourtant, je n'ai pas été tenue en haleine, je n'ai pas frissonné, je n'ai pas eu peur... mais j'ai beaucoup rit ! Alors, vous vous demandez surement ce qui peut être drôle dans cette histoire pourtant romantique et tragique.

Tout d'abord, les acteurs et leur jeu :

- le fantôme ressemble à Curt Cobain (chanteur de Nirvana), il n'a pas de tare physique majeure, n'est pas défiguré mais il a l'air plus shooté que réellement malheureux.

- Christine, jouée par la fille du réalisateur, a quelques petits problèmes pour maitriser ses émotions... En effet, chaque fois que le fantôme lui apparait et lui parle, on jurerais qu'elle va avoir un orgasme ; et parfois elle passerais bien pour une parfaite hystérique. En tout cas, on se pose des questions par rapport à la façon qu'a Dario Argento de filmer sa fille. Personnellement, j'étais assez gênée par certaines scènes quand j'ai appris que Asia Argento était la fille du réalisateur car je pensais que c'était sa femme.

- Raoul, vicomte de Chagny, ferais un bon sosie de Prince, les cheveux long en plus. Il est totalement passif, n'est absolument pas séduisant et ne fait rien pour conquérir le coeur de Christine... Seulement à la fin, il s'oppose à Erik et lui tire dessus mais face aux cris désespéré de Christine, il a l'air complètement interloqué.

Seule la Carlotta, en cliché de diva à la face de grenouille, grosse et imbue de sa personne, passe bien.

Ensuite, l'interprétation très particulière du roman... Selon Argento, le Fantôme a été élevé par les rats caché dans les souterrains, il s'identifie à eux car il sont persécutés et traqués par un affreux employé de l'opéra chargé de leur extermination, il entretient également une relation zoophile avec eux (ça donne lieu à une scène très bizarre d'ailleurs). Christine est folle amoureuse de cet homme étrange, il y a plusieurs scène de sexe dans l'antre du fantôme (prétexte pour plusieurs plans seins), elle est à la fois dégouté et jalouse quand elle le surprend en pleine action avec ses amis les rats... Et quand le fantôme se fait tuer par les employés de l'opéra, elle devient carrément hystérique, je me demande pourquoi à ce moment là Raoul ne l'assomme pas avec une des rames de la barque qu'il conduit...

A un moment du film, arrivé comme un cheveux sur la soupe, on apprend qu'un des directeurs de l'opéra est un pédophile qui attire les petites danseuses avec des bonbons. Il se fait littéralement manger par Erik... Cette scène n'est qu'un prétexte pour faire passer un message complètement idiot.

Enfin, le montage est horrible, le film en parait totalement décousu... L'histoire de Christine, qui explique toute la fascination qu'elle peut avoir pour Erik et l'emprise que ce dernier à sur elle, est totalement passée à la trappe. De même que sa relation compliquée avec Raoul, il n'est d'ailleurs qu'un personnage secondaire.

Bref un bon gros nanard... Je dirais qu'au moins certaines "phangirls" pourront réaliser leur fantasme de voir le fantôme et Christine s'accoupler... Quoique je pense qu'elles imaginaient cela autrement...

 

fantome-de-l-opera-argento.jpg

Par La Reine de la Nuit
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 13:19

Mercredi dernier petite rétrospective du film Moulin Rouge ! de Baz Luhrman avec ma meilleure amie. Ce film est un de mes films préférés voir mon film préféré, je l'ai bien vu 15 fois, je le connais par coeur mais je ne m'en lasse pas !

Petit speach : Christian est un jeune poète qui rêve de vivre d'art et d'amour et de servir les idées bohèmes et révolutionnaires. Pour cela, il se rend, malgré les sermons de son père, à Paris et plus précisément dans le quartier bohème par excellence, Montmartre. Il vient d'emménager dans une petite chambre quand un comédien endormi traverse son plafond... Il se retrouve alors embauché par une troupe de théâtre bohème, Spectaculaire Spectaculaire, menée par un personnage fantaisiste et excentrique, Toulouse Lautrec. Celui-ci demande à Christian de promouvoir leur projet de spectacle dont il sera l'auteur auprès de la danseuse, chanteuse et comédienne vedette du Moulin Rouge, Satine. Par un quiproquo, le jeune poète est pris pour le duc qui doit être le nouveau mécène du cabaret. Quand le poète chante sa chanson, Christian et Satine tombent amoureux, et il est déjà trop tard quand ils se rendent compte de la méprise. Ils vont alors devoir garder leur passion secrète afin que le véritable duc accepte de subventionner le nouveau spectacle du Moulin Rouge. Mais le jeune couple va bientôt devoir faire face à l'impatience et l'exclusivité du noble envers Satine, à la jalousie de Christian et aussi à un mal bien plus grave : la maladie qui ronge la danseuse...

 

Encore une histoire à l'eau de rose, vous allez me dire ! Eh oui c'est mon coté fleur bleue... En fait, ce film n'est pas qu'un film romantique et ennuyeux. Tout d'abord, c'est un film musical, et les chansons donnent une certaine dynamique à l'action et ponctuent à merveille les différents temps forts. Il faut noté que toutes les chansons du film sont des reprises réarrangées et interprétées avec brio. Tous les titres sont chantés par le acteurs eux-mêmes, ce qui révèle de réels talents. J'attirerais l'attention particulièrement sur quelques morceaux :

- Your song, à l'origine interprété par Elton John. C'est cette chanson que chante Christian à Satine lors de leur rencontre dans l'Eléphant. Cela donne une scène assez magique où les amoureux se retrouvent sur les toits de Paris. On remarque le sommet de la tour Eiffel en fond ainsi que la pleine lune qui souris et même chante, petit clin d'oeil au Voyage dans la Lune de Georges Méliès.

- Le Elephant Love Medley. Comme son nom l'indique c'est un mix de différentes chansons d'amour : All you need is love (The Beatles), I was made for lovin you (Kiss), In the name of love (U2), Silly love song (The Beatles), Up where we belong (Joe Cocker et Jennifer Warnes), We can be heroes (David Bowie), I will always love you (Whitney Houston) et Your song (Elton John). Ces 8 titres sont enchaînés sans qu'on ne s'en rende compte, comme s'il ne s'agissait que d'une seule et même chanson.

- Roxanne, à l'origine interprété par Police. Le titre a été remanié en une version tango. j'aime beaucoup la version originale mais cette arrangement donne une autre dimension au titre, un coté plus dramatique.

Baz Luhrman a su très bien retranscrire l'univers cabaret à la fois cossu et coloré, glamour et burlesque. Il y a de nombreux passage très drôle, notamment la scène de l'absynthe où la troupe du Spectaculaire Spectaculaire voit apparaître la fée verte, jouée par Kylie Minogue. L'ambiance s'assombrie peu à peu tout au long du film jusqu'au dénouement final, même si l'humour reste présent jusqu'au bout.

Bref toujours un bon moment devant ce film génial ! Et n'oubliez pas d'appliquer la devise du cithare magique : La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour est qu'il suffit d'aimer et de l'être en retour...

 

Moulin-Rouge.jpg

Par La Reine de la Nuit
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 12:16

Hier, France 3 diffusait Turandot, l'opéra de Puccini. Comme j'aime beaucoup l'opéra, j'ai regardé la représentation avec une amie.

 

Turandot est une princesse de Chine froide et cruelle mais d'une beauté incomparable. Elle est sans cesse courtisée mais refuse le mariage, ce que son père l'empereur n'accepte pas. Elle a donc conclue un pacte avec lui : elle soumettra à chaque prétendant trois énigmes différentes mais à la première erreur, le prétendant est exécuté. Seul l'homme qui répondra correctement aux trois énigmes pourra devenir son mari.

De nombreux princes ont déjà échoué, ce que déplorent les trois ministres Ping, Pang et Pong. Pourtant rien ne décourage les prétendants, tous sous le charme presque surnaturel de Turandot. C'est le cas de Calaf qui, malgré les protestations de son père Timur et les supplications de la servante Liu, sonnent les trois coups de gong qui lancent le défi.

Turandot soumet alors ses trois énigmes à "l'étranger" :

- "Dans la nuit sombre vole une ombre irisée. Elle s'élève et déploie ses ailes sur la noire, innombrable humanité ! Tout le monde l'invoque, tout le monde l'implore ! Mais l'ombre disparaît avec l'aurore pour renaitre dans le coeur et elle renaît chaque nuit, et chaque jour elle meurt."

- "Vif comme la flamme, il n'est pas flamme ! Il est parfois délire, élan de fièvre, ardeur ! L'inertie le transmute en langueur ! Si tu te perds ou t'éteins, il se glace ! Si tu rêves de conquête, il s'enflamme ! Il possède une voix qu'en tremblant tu écoutes et la vive lumière du soleil qui se couche !"

- "Glace qui t'enflamme et se glace de ton feu ! Blanche et obscure ! En te voulant libre, elle te rend esclave, en t'acceptent pour esclave, elle te fait roi ! La glace qui enflamme, qu'est-ce donc ?"

Calaf répond correctement à toutes les énigmes : l'Espérance, le Sang, Turandot.

Mais Turandot proteste, répétant qu'elle ne peut appartenir à personne, surtout pas à un étranger dont on ne sait rien, pas même le nom. Calaf propose un marché à la princesse : si elle découvre son nom avant le levé du jour, elle pourra faire ce qu'elle veut de lui.

Turandot ordonne que personne ne dorme cette nuit-là et qu'on trouve par tous les moyens le nom de l'inconnu qui avait trouvé la solution à toutes ses énigmes. Certains gardes avait remarqué un vieillard et une servante qui avait l'air de le connaitre. Ils capturent Timur et Liu pour tenter de les faire parler. Liu épargne le vieillard en affirmant qu'elle seule connait le nom secret de l'étranger. Vient le bourreau qui la torture. La jeune femme a peur de ne pas pouvoir tenir et de compromettre ainsi celui qu'elle aime en secret. Pour qu'on la relâche, elle affirme qu'elle va parler, mais une fois les mains libres, elle se saisit du poignard d'un des gardes et se tue.

Turandot et Calaf se retrouvent seuls, l'aube est proche, la princesse ne sait toujours pas le nom et est désespérée. Calaf profite de ce moment de faiblesse pour l'embrasser fougueusement. Turandot s'en trouve complètement bouleversée. Calaf lui révèle alors son nom, remettant son destin entre les mains de la princesse.

L'aube se lève et la cour se réunit pour connaitre le nom de l'étranger. Turandot le révèle : il s'appelle amour ! Ce jour, aucun prétendant ne sera exécuté car Calaf a fait fondre la glace que la princesse avait dans le coeur.

 

Puccini est mort avant d'avoir pu achevé cet opéra, c'est Franco Alfano qui a terminé la partition. La fin de l'opéra est donc contesté, de plus, elle a été raccourcit par le chef d'orchestre Toscanini. Elle parait donc un peu facile, abrupte et convenue.

Cependant, Turandot est un bel opéra, qui donne une grande importance aux choeurs qui convient bien au contexte de cour impériale fastueux. Puccini use également des dissonances qui à la fois nous évoquent l'Asie mais aussi renforce le climat froid et de terreur qui règne dans le palais de la princesse cruelle.

J'ai bien apprécié les chanteurs, ça ne doit vraiment pas être facile devant un public aussi important (15000 personnes). Mais si je n'ai rien à redire sur Marco Berti qui était un très bon Calaf, en témoignent les applaudissements bien nourris lors de son grand air Nessun Dorma (repris une deuxième fois d'ailleurs, je me suis demandé s'il n'y avait pas eu un problème en coulisse et que donc le chef avait demandé à reprendre l'air...), je suis un peu plus dubitative sur la Turandot de Maria Guleghina, qui parfois avait l'air d'avoir un peu de mal dans les aiguës et qui a sortis quelques fausses notes. Ping Pang et Pong assurent quelques passages comiques dans l'opéra et Bettoschi, Bocchino et Fiore formait un très bon trio.

La mise en scène était très sympa, on voit qu'il doit y avoir pas mal de moyens derrière parce que les décors sont assez colossaux. J'ai noté aussi les tenus assez extravagantes de le princesse qui du coup avait l'air de débarquer tout droit de l'espace intersidéral...

Bref j'ai passé un bon moment, même si ce n'est pas franchement mon opéra préféré, ni mon opéra préféré de Puccini d'ailleurs puisque c'est Tosca, suivit de Madame Butterfly.

 

Je vous laisse avec le grand air de Calaf, interprété par Joseph Schmidt que j'adore.

 


 
Par La Reine de la Nuit
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